juil 01

Art et écologie, les vacances culturelles de Mr Hulot

Alors que l’écologie est l’une des préoccupations majeures des temps présents, nul doute que même l’art s’engagera sur son terrain, certains ayant déjà commencé à mobiliser des stratégies artistiques pour la bonne cause. Mais n’oublions pas que l’art est cet arbre qui se cache derrière la forêt – à moins que ça ne soit le bosquet se dissimulant derrière un baobab ? Aussi, ce n’est pas de son potentiel écologique qu’il sera question pour cette conférence, mais bien de l’écologie des œuvres à proprement parler.

L’écologie entendu non comme défense de l’environnement, mais dans son premier sens de science qui en étudie le fonctionnement. En reprenant les méthodes et les théories de cette discipline pour les transposer dans le champ de l’histoire et de la théorie des arts, c’est donc une relecture atypique de quelques œuvres du MIRB qui sera proposée.

 À la suite de cette conférence, le public sera convié à découvrir une séance diapositive dite “d’anticipation” du collectif Yes Future.

juin 04

Les arts sonores au MIRB : medley feat. N’Kinadsky

Un récent inventaire des archives du MIRB a permis de mettre à jour quelques 200 cassettes audio et VHS contenant au total 1053 retranscriptions de performances orales et musicales. Grâce à un travail de transfèrement et de restauration numériques, ce fonds exceptionnel est maintenant visible et audible dans l’une des salles du MIRB. Equipée d’ordinateurs, celle-ci permet au public d’accéder de manière pérenne à une part peu connue mais importante de l’histoire de l’art.

 Bouleversant quelque peu les habitudes de notre auditoire, pour cette nouvelle conférence, le MIRB a choisi de présenter un aperçu de cette collection sous la forme d’une conférence musicale. C’est donc grâce à un set sonore, plutôt qu’à une conférence à proprement parler, que l’on pourra découvrir et comprendre les enjeux de la création audio dans l’art du XXème siècle. Invité pour l’occasion, c’est l’artiste-sampler N’Kinadsky qui sera le maître de cérémonie. Il réalisera une œuvre personnelle en s’appropriant les pièces du fonds sonore, afin d’en présenter une lecture décomplexée dans la lignée de son travail questionnant l’histoire de l’histoire de l’art.

 Conso gratuite offerte avec l’entrée à la conférence. Ambiance assurée.

mai 06

Aqua conférence + vente d’œuvres dégradées  

Bien que d’une richesse historique reconnue, les collections du MIRB souffrent néanmoins d’avoir été partiellement endommagées il y a une dizaine d’années lors d’une inondation de ses réserves.

Parce qu’elles sont dégradées et qu’elles n’ont jamais pu être restaurées convenablement, ce sont ainsi plusieurs dizaines d’œuvres qui depuis cette époque n’ont pas été présentées au public.

Pour cette conférence, le MIRB propose de mettre en lumière ce patrimoine méconnu.  Le Conservateur général du musée reviendra ainsi sur l’histoire et le sens de ces tableaux, dessins, photographies ou assemblages d’objets, dont l’état ne doit pas empêcher que nous y portions de l’attention.

Comme dans une volonté de catharsis et non sans humour, cette redécouverte se fera littéralement les pieds dans l’eau, puisque le MIRB invite pour l’occasion le collectif Double-Splash à concevoir dans son auditorium une installation aquatique praticable par le public.

A l’issue de la conférence, la vente aux enchères des œuvres les plus dégradées permettra de restaurer dans un futur proche celles qui peuvent l’être grâce aux technologies les plus récentes.

avr 01

“More is more signe la fin du minimalisme et pourquoi pas le début d’un post-minimalisme débordant.”

L’art maximal se définit comme un courant artistique électrique, un circuit sous tension que l’on pourrait apparenter à une œuvre de Dan Flavin en surchauffe. Le + avec le +, un court circuit esthétique.

Grâce à un diaporama d’œuvres d’artistes maximalistes, notre conférencier expliquera comment l’esthétique maximale proclame en fait la fin de toutes questions éthiques. L’art maximal dans toute sa splendeur individuelle. Le beau pour le beau, le laid pour le laid, le cool pour le cool, le fun pour le fun.

A l’issue de cette conférence, vous pourrez élire à l’applaudimètre l’artiste maximaliste de l’année avant d’assister à un concours de Lowrider dans les sous-sols du MIRB. Venez nombreux ! Tension maximale garantie.

mar 04

Monopoly party : Öyvind Fahlström

Öyvind Fahlström (1928-76) est international, avant-gardiste, inclassable ; il est peintre, poète, dramaturge, cinéaste. Ses œuvres sont à la fois exigeantes et amusantes, critiques et attirantes. Öyvind Fahlström est un chouette type !

Au tout début des années 1970, il réalisa une série de “Variable Paintings” (tableaux composés d’éléments magnétiques) qui parodiaient le Monopoly en en détournant les règles pour commenter l’état du monde : la guerre froide, les conflits, la CIA, etc. Ces “Monopoly Games” sont en fait des jeux géostratégiques, mettant en scène les psycho-drames politiques d’une époque à coup de miniaturisation, de diagrammes et de couleurs vives. Ici, pas de “Rue de la Paix” ni “d’aller direct en prison sans passer par la case départ”, mais néanmoins, toutes œuvres d’art qu’ils soient, ces Monopoly étaient faits pour jouer.

Bien entendu, leur muséification les a aujourd’hui réduit au statut d’images à contempler, et même lorsqu’ils ne sont pas sous caissons vitrés, il ne saurait être question de les toucher. Pas de ça au MIRB ! Pour cette conférence, c’est en jetant les dés que nous vous invitons à découvrir cet artiste.

fév 10

Conférence donnée le 3 février 2009 à la Théatrerie “Fabrique d’Arts” à Muret
par Conférencier 1, Conférencier 2 & Conférencier 3

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fév 04

Refus total,  un manifeste égaré

Le contexte culturel propre au tournant des années 1980-90 offre de nombreuses découvertes lorsqu’on s’intéresse de plus près aux non dits de cette époque.
“Refus total” est un manifeste écrit en 1988 par un groupe d’artistes peu reconnus alors. Le texte vindicatif dénonce l’esprit du temps : asservissement de l’art aux valeurs commerciales, dictat du go˚t bourgeois et surenchère provocatrice paradoxalement très conformiste et dénuée de toute dimension critique.
Effet du hasard sans doute, les signataires de ce manifeste ont connu le succès peu de temps après la publication confidentielle du texte.
Depuis, celui-ci est resté dans l’ombre de l’histoire. Venant contredire bien souvent la démarche artistique que les signataires ont adoptée depuis sa rédaction, ces artistes ont sans doute préféré ne pas trop le médiatiser.
Quant à nous, nous tenterons de relire leur pratique actuelle au prisme de cet écrit peu connu.

A la suite de la conférence, une absolution collective sera rendue par Milka Mulette, professeur honoris causa d’histoire de l’art.

jan 07

Hollywood chewing-gum : l’art, le toc, le mou

Ou quand l’art ne s’édifie plus mais dégouline.

Montres flasques, auto adipeuse, ventilateur souple, les exemples récents ou plus anciens d’œuvres ramollies ou postiches ne manquent pas. Très souvent teinté d’humour, l’amollissement de l’art n’en demeure pas moins, a priori, préoccupant.
Cette première conférence proposée par le MIRB pour l’année 2009 vous propose de trouver le sens d’un tel affaissement de l’art.
Après une rapide excursion dans l’histoire des formes molles,  notre conférencier montrera comment l’introduction de matériaux inconsistants, d’une part, a entraîné la création d’œuvres déstructurées ou bling bling et comment, d’autre part, les artistes ont laissé couler la forme autorisant l’aléatoire et le hasard à configurer l’œuvre.
Ce dégoulinement n’est-il que nonchalance ? Formel  ou référentiel, il met à mal les principes d’un art majestueux, parabolique et édifiant. Le mou constituerait-il donc une réplique possible face à la fermeté de nos sociétés contemporaines ? L’érection du faux au parangon de l’art contemporain répondrait-elle à un besoin d’esquiver la société de consommation ?  Au contraire n’est-il que dérision ? Blague et légèreté ?
Quelques en soient les causes, certainement aussi élastiques que les œuvres elles-mêmes, cette attitude de mol art qualifiée aussi de « tendance  Hollywood chewing-gum » apporte incontestablement une nouvelle fraicheur de vivre.

Dégustation de chamallows à l’issue de la conférence.

déc 14

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Le journal officiel n°5 est téléchargeable • ici •
C’est un A3 recto/verso que vous devez plier en 4.

déc 03

Savoir tracer des lignes : Sol LeWitt

Sol LeWitt (1928-2007) savait-il toujours tracer des lignes à la fin de sa vie ? La question peut se poser, puisque la plupart de ses œuvres ont été réalisées par des assistants à partir d’indications et de contrats délivrés par l’artiste dans une logique profondément conceptuelle.

Ce sont pourtant les lignes, droites ou obliques, qui définissent tout le travail ou presque de Sol LeWitt. Dessins, peintures murales, sculptures, toutes ses œuvres sont des “structures” en forme de grilles, de cubes ou de cages lorsqu’elles sont en volume, et sont faites en cela d’entrecroisement de lignes.

Un art profondément rationnel, structuraliste, à la fois minimal et conceptuel, dont la logique profonde ne peut toutefois se comprendre qu’à la lumière du rapport singulier que Sol LeWitt entretenait à la logique et à la rationalité :

« 1. Les artistes conceptuels sont plutôt mystiques que rationalistes.
2. Les jugements rationnels succèdent aux jugements rationnels.
3. Les jugements illogiques amènent de nouvelles expériences.
4. L’art formel est essentiellement rationnel.
5. Les pensées irrationnelles peuvent être suivies à la lettre et logiquement. »

Sol LeWitt, « Sentences on Conceptual Art » (1969), in Charles Harrison, Paul Wood (éd.), Art en théorie, 1900-1990, Paris, Hazan, 1997).

Pour cette conférence, il sera question du rôle, de la signification et des effets de la ligne dans l’œuvre de Sol LeWitt. Les propos de notre conférencier seront « illustrés » en temps réel par les textes et dessins de Miu Matzo, artiste géométriste en résidence au MIRB, elle-même grande traceuse de lignes, par ailleurs fascinée par la pêche, avec pour seule contrainte une indication quantitative : « 100 lignes maxi ».