Le journal officiel n°2 est téléchargeable • ici •
C’est un A3 recto/verso que vous devez plier en 4.
Introduction de Marc de Saint Omanges à propos du groupe Spatius, extrait de la conférence à l’IBHA “L’histoire de l’art amnésique”, septembre 2007.
Quelques images du groupe Spatius :

Briac Corneillon
Trois calicos, 1953
fresque

Briac Corneillon
Je n’ai rien pêché aujourd’hui, 1953
fresque

Briac Corneillon
Carton de truites, 1953
fresque

Mary Tuped
Color Dodge (Detroit), 1956
Peinture sur goudron
Artnimal ou l’art idiot
Il y a quatre ans, dans sa leçon du 16 janvier 1974 sur le pouvoir psychiatrique, Michel Foucault décrivait le processus qui amena les médecins du 19ème siècle à considérer l’idiotie comme une anomalie. « L’idiotie n’est pas une maladie, c’est un état dans lequel les facultés intellectuelles ne sont pas ou peu développées » nous dit Esquirol. Dès lors, l’idiotie est assimilée à l’anormal, et tous ceux qui pouvaient représenter un danger pour la société ou tous ceux atteints d’une perversion pouvaient être internés. L’anthropologie criminelle a elle-même désigné la grande partie des criminels, ivrognes ou prostituées comme des imbéciles de naissance. Un nom et un visage sont donc mis sur les maux de la société : l’idiotie. Jules Dencèle, pionnier de l’Artnimal, puise dans le séminaire de philosophie de Foucault ces représentations aujourd’hui passées dans l’imaginaire collectif. L’artiste adopte la figure de l’idiot et décide de représenter cette dégénérescence de l’homme prétendument dangereuse – car immorale - par le prisme de la dérision. Il ose pousser l’homme dans ses retranchements, le renvoyant à son statut d’animal pensant. Sans exprimer le moindre sentiment de compassion pour les personnages qu’il met en scène, l’Artnimal réduit l’homme à un être potentiellement défaillant, un pantin sans âme dirigé par un dessinateur fou lui dictant les bêtes à imiter : élan, paresseux, éléphant… Les œuvres présentées dans cette exposition ne tentent pas d’échapper au ridicule. Au contraire, elles affichent la régression comme une banalité, montrent des crétins assumés dont les comportements sont justement ceux qu’on nous apprend à refouler.

Jules Dencèle
sans titre, 1977
mine de plomb sur papier
75 x 75 cm

Jules Dencèle
sans titre, 1977
mine de plomb sur papier
75 x 75 cm

Jules Dencèle
sans titre, 1977
mine de plomb sur papier
75 x 75 cm

Jules Dencèle
sans titre, 1977
mine de plomb sur papier
75 x 75 cm
Appel à communication pour le colloque anational.
Jusqu’alors ignorées de tous faute d’être accessibles, les archives de la République Bananière sont pourtant une véritable mine d’informations sur l’art du XXe siècle.
La récente mise en valeur de ces archives par le Musée de la République Bananière permet aujourd’hui de nombreuses découvertes, tant sur l’art bananier que sur la production internationale, tant à propos des artistes les plus importants de ces dernières décennies qu’à propos de l’histoire des expositions et de la critique d’art.
L’Institut Bananier d’Histoire de l’Art organise le colloque « Une journée dans les archives de la République Bananière » afin de rendre publiques les découvertes récentes qui résultent de l’ouverture de ces archives et afin d’expliquer en quoi ces découvertes permettent de réévaluer ou de réinterpréter de nombreux aspects de l’histoire de l’art contemporain, à la lumière de références oubliées ou négligées.
D’un point de vue méthodologique, ce colloque sera aussi l’occasion d’analyser les processus d’élaboration historique, en particulier ceux qui mènent à réinterpréter les données historiques déjà établies.
Vous pouvez adresser vos propositions de communications à l’IBHA :
republique.bananiere@gmail.com
Le fantasmisme est l’oeuvre de quelques artistes européens qui tentèrent d’opérer, dans les années 1960, une synthèse entre le surréalisme, le pop art et la pratique de la performance.
En privilégiant la réalisation d’actions publiques ou intimistes, les artistes fantasmistes ont exacerbé et transposé dans l’espace du réel la puissance érotique du surréalisme.
Ces artistes prônaient les valeurs libératrices de leur quête sexuelle, à même selon eux d’améliorer les esprits humains et de générer un état de création artistique permanente.
Les objets ayant un rôle prépondérant dans la démarche fantasmiste, on peut dire également qu’il s’agit là d’un art fétichiste qui annonce un aspect majeur du XXe siècle : l’asservissement du désir à la consommation matérialiste, tantôt dénoncée par les fantasmistes, tantôt célébrée dans un esprit très pop’ .
C’est peut-être à cause de cette ambigüité que les fantasmistes restèrent à l’écart des diverses expressions de la Révolution sexuelle et des dénonciations du consumérisme qui leur étaient contemporaines.
Quelques vues de la manifestation AMOUR ENTRÉE LIBRE
(archives de La République Bananière - 1960)

Recto de l’affichette annonçant la manifestation.

Vue depuis la rue, la manifestation était annoncée par un écriteau reprenant l’affiche.

Les spectateurs tournaient autour du lieu, passant d’une scène à l’autre.

Vue depuis le jardin, accessible par un porche.
“Et si Marcel Duchamp s’était appelé Robert Dupré, que serait l’art contemporain ?”
Intrigués par l’idée qu’ils auraient pu avoir une autre culture artistique, sans pour autant savoir laquelle, les citoyens de la République Bananière souhaiteraient disposer un instant d’une autre histoire de l’art, à commencer par celle de l’art contemporain.
Généralement établie a posteriori, l’histoire n’est-elle pas une écriture ouverte à des interprétations et à des recompositions multiples ? Ne joue-t-elle pas parfois sur le même terrain que la fiction (Histoire et histoires) ? Il faudrait alors se demander quels sont les rôles respectifs ou partagés des historiens, des critiques et des artistes dans les processus d’élaboration historique.
Se construire une autre histoire, sans négationnisme envers celle qui existe déjà, est une entreprise dont les modalités restent largement à inventer.
L’aventure n’est pas sans risques : modifier le passé influe forcément sur le présent. Quelles pourraient être alors les conséquences de nos révisions historiques sur l’art d’aujourd’hui ?
Avec vous, nous le découvrirons par la force des choses, et gageons que la République Bananière s’édifiera encore un peu plus en créant ainsi les bases de sa propre existence passée.
1 : André Breton se serait appelé Gérard Lenorman.
2 : Plus que 5 jours pour (re)faire une histoire de l’art contemporain.
Le journal officiel n°2 sera rédigé du vendredi Lundi 24 septembre 2007 à 10h00 au Vendredi 28 septembre 2007 à 22h00.
4 élus/citoyens d’honneur participeront à ce journal officiel de La République Bananière :
- Brice Collonnier
- Marie de Bouard
- Jérôme Dupeyrat
- Julien Nédélec
Le sujet du journal officiel n°2 est :
“Et si Marcel Duchamp s’était appelé Robert Dupré, que serait l’art contemporain ?”
Tout au long de cette semaine, vous pourrez assister à l’élaboration de ce journal officiel via le site.
Il est désormais possible de devenir citoyen(ne) de la République Bananière en vous rendant sur la page devenir citoyen(ne).
N’attendez plus et rejoignez-nous !
