Hollywood chewing-gum : l’art, le toc, le mou
Ou quand l’art ne s’édifie plus mais dégouline.
Montres flasques, auto adipeuse, ventilateur souple, les exemples récents ou plus anciens d’œuvres ramollies ou postiches ne manquent pas. Très souvent teinté d’humour, l’amollissement de l’art n’en demeure pas moins, a priori, préoccupant.
Cette première conférence proposée par le MIRB pour l’année 2009 vous propose de trouver le sens d’un tel affaissement de l’art.
Après une rapide excursion dans l’histoire des formes molles, notre conférencier montrera comment l’introduction de matériaux inconsistants, d’une part, a entraîné la création d’œuvres déstructurées ou bling bling et comment, d’autre part, les artistes ont laissé couler la forme autorisant l’aléatoire et le hasard à configurer l’œuvre.
Ce dégoulinement n’est-il que nonchalance ? Formel ou référentiel, il met à mal les principes d’un art majestueux, parabolique et édifiant. Le mou constituerait-il donc une réplique possible face à la fermeté de nos sociétés contemporaines ? L’érection du faux au parangon de l’art contemporain répondrait-elle à un besoin d’esquiver la société de consommation ? Au contraire n’est-il que dérision ? Blague et légèreté ?
Quelques en soient les causes, certainement aussi élastiques que les œuvres elles-mêmes, cette attitude de mol art qualifiée aussi de « tendance Hollywood chewing-gum » apporte incontestablement une nouvelle fraicheur de vivre.
Dégustation de chamallows à l’issue de la conférence.