Jules Dencèle présente sa dernière série de dessins Modèles d’exposition à la Chambre de Commerce et d’Industrie.

Jules Dencèle
modèle 12, 2007
mine de plomb
90×125 cm

Jules Dencèle
modèle 35, 2007
mine de plomb
90×125 cm

Jules Dencèle
modèle 63, 2007
mine de plomb
105×135 cm
Jack Coltine a conçu dans le quartier du Maréchal Jupofe une installation mouvante de drapeaux embarqués sur des navires. Le dispositif intitulé Flags est visible depuis la berge ou depuis une navette qui tournoie sur le site.


Jack Coltine
flag gorgone, 2008
nylon imprimé
170×170 cm
“Les images bougent-elles ?”
Dans le cadre du Festival Images # Mouvements, organisé en ce moment même sous le haut patronage du MIRB par de nombreuses institutions artistiques de la République Bananière, la radio RB1 consacrera son flash culture journalier à la question :
« Les images bougent-elles ? ».
Après Images # Artifices, Images # Virtuel, ou encore Images # Fictions, c’est en effet à la question de l’image mouvante et des images en mouvement que se consacre le festival d’arts visuels.
Mais le mouvement, cela peut s’exercer dans tous les sens, cela peut prendre bien des formes différentes. Il faudrait donc se demander ce que peut signifier, pour une image, se mouvoir. De quelle manière une image peut-elle bouger ? Quels types de mouvements peuvent caractériser la vie d’une image, de sa production à sa réception ?
Le flash culture, retransmis sur l’ambassade de la République Bananière, se proposera d’apporter quelques réponses à ces interrogations.
Le journal officiel n°4 sera rédigé du jeudi 28 février 2008 au samedi 1er mars 2008.
5 élus-citoyens participeront à ce journal officiel de La République Bananière :
Le sujet du journal officiel n°4 est :
“Les images bougent-elles ?”
La création du journal se déroulera du jeudi 28 février 2008 à 10h au samedi 1er mars 2008 à 23h00.
Vous pourrez, tout au long de ce temps, assister à l’élaboration de ce journal officiel via le site : http://www.republiquebananiere
Je vous rappelle qu’il est possible de devenir citoyen(ne) de la République Bananière en vous rendant sur la page devenir citoyen(ne).
Origami conférence : Dick Higgins
Dick Higgins (1938-1998) est un artiste « Intermedia » dont l’œuvre s’inscrit à la fois dans le domaine du théâtre, de la musique, de l’écriture et des arts visuels. Témoin et acteur privilégié de l’avant-garde artistique des années 1960, on le compte généralement parmi les artistes Fluxus, dont il publia de nombreuses œuvres avec sa maison d’édition fondée en 1964 : Something Else Press.
Cette conférence sera l’occasion de présenter l’activité éditoriale de Dick Higgins au sein des diverses maisons d’édition qu’il dirigea. Cela devrait permettre d’avoir un aperçu exaltant des expériences artistiques les plus innovantes et les plus audacieuses de son temps.
Un atelier origami sera organisé après la conférence, avec les feuilles de trois livres édités par Dick Higgins mais malheureusement endommagés de façon irrémédiable.
Artiste : Bérénice Merlet
Œuvre : Sans titre, papier peint, 2008

détail du papier peint Sans titre de Bérénice Merlet
Le fantasme de Martine
Bérénice Merlet vient de remporter le prix de la jeune création avec un prénom de fillette et une œuvre tout aussi référencée à un univers enfantin un peu désuet. En effet, le motif de son papier peint Sans-titre trouve son origine dans une image de Martine, le célèbre personnage de livres illustrés qui témoigna d’un certain idéal dans les années cinquante et soixante. Martine reste aujourd’hui un classique de l’édition jeunesse, bien que les critiques dénoncent une œuvre rétrograde et sexiste. C’est peut-être une des raisons pour laquelle ses aventures ont fait l’objet de tant de dérives humoristiques, notamment sur le Net, où depuis le buzz du site web Martine Cover Generator on ne compte plus les détournements de couvertures. De ce personnage quasi tombé dans le domaine public, Bérénice Merlet a conservé le dessin d’un réalisme naïf ; celui qui avait rendu célèbre l’illustrateur de Martine, le belge Marcel Marlier (étonnante similitude d’ailleurs entre les noms propres de l’un et l’autre). Les couleurs, pastels, se sont effacées au profit d’un fond uni, rose pâle. Comme tiré de l’Album de 1974, Martine fait la cuisine, le dessin de Bérénice Merlet met en scène une figure féminine plongée dans les préoccupations d’un univers bourgeois. Mais on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs : la fillette est devenue femme, et la réplique beaucoup moins innocente : « Je sais qu’il n’aime pas que mes seins ». On se demande alors : le succès de Martine doit-il à une fascination pour l’ingénue, une sorte d’attirance perverse pour la « sainte nitouche » ? La puissance sexuelle de la jeune fille est en effet récurrente dans bon nombre d’œuvres populaires. Ainsi le film de Jean Rollin, Les deux orphelines vampires (1997), conjugue habilement horreur et volupté, enfance et érotisme. Chez le cinéaste français, hissé au panthéon du fantastique aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, les films sont classés série B et mettent en scène des personnages féminins pathétiques et kitch à la fois. On retrouve ce mélange des genres chez Bérénice Merlet, qui joue sur le décalage entre une représentation ou un geste d’apparence candide et un sens de la phrase osée. Léchez-moi les bottes (2005) et Vous êtes conviés à venir vous boutonner à moi (2004) possédaient déjà cet assemblage délicieux entre la politesse et l’audace, les bonnes manières et la sensualité.

vue de l’exposition Build’in à Nantes.
Le choix de Bérénice
Le temps des heures de travail (comme pour la couture des boutons de Dentelle de Bal) a disparu pour laisser place au temps de la reproduction mécanique du papier peint. Mais le geste lancinant est toujours présent dans l’image de cette femme cuisinant et se répétant inlassablement : « Je sais qu’il n’aime pas que mes seins ». S’en convaincra-t-elle ? La proximité d’un papier peint dans l’espace privé d’une chambre ou d’un salon convaincra-t-elle toutes les femmes ? Mais on aimerait aussi qu’il nous aime pour autre chose que pour notre tarte aux pommes. L’action inappropriée face au propos achève de donner à cette œuvre son ironie aux airs de ne pas y toucher. Car ici, c’est bien de sexualité et d’émancipation dont il est question. Aux canons du nu en histoire de l’art, comme aux photographies de mannequins d’un Helmut Newton contemporain, Bérénice Merlet répond par un petit bout de femme un peu brouillonne et boulote. On croirait entendre Virginie Despentes dans son dernier roman, King Kong Théorie : « J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. Parce que l’idéal de la femme blanche séduisante qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu’il n’existe pas ». L’artiste, pour qui la rencontre, l’intimité, le précieux et la nostalgie font partie de l’iconographie féminine, nous renvoie à une foule de clichés qui ont la vie dure. Mais l’œuvre récompensée par le prix de la Jeune Création n’est pas anodine. Homme ou femme, elle renvoie le spectateur aux limites de notre société prétendue évoluée. Avec ses manières délicates mais non moins percutantes, Bérénice Merlet nous expose un choix terrifiant : être une femme qui sait séduire ou une femme qui sait épouser ? être une femme qui sent le sexe ou une femme qui sent le gâteau du gouter des enfants ? Bérénice Merlet ne fait pas partie de celles à qui les choses conviennent telles qu’elles sont. Simplement elle attend, s’immisce discrètement, grignote tout doucement et perturbe sans en avoir l’air.
Marie de Boüard pour la République Bananière
Vous pouvez télécharger le papier peint de Bérénice Merlet au format pdf •ici•
La République Bananière se propose de vous imprimer des rouleaux de l’œuvre de Bérénice Merlet.
Chaque mètre (1mx0,9m) vous coûtera 50 €.
À chaque mètre acheté, il sera également imprimé un mètre pour l’artiste.
Pour tout renseignements complémentaires ou commandes contactez-nous.
Bowling conférence : Briac Corneillon et Tony McPharell
En écho à l’exposition Miroir, Briac Corneillon & Tony McPharell, les conférenciers du MIRB s’intéresseront aux impressionnantes similitudes qui réunissent ces deux artistes avec 30 années d’intervalle. A travers leurs œuvres, ils feront part d’une réflexion esthétique et philosophique sur la répétition, le hasard, et l’interprétation de l’œuvre d’art en fonction de son contexte historique et culturel, afin d’élucider le « bug » que ces deux artistes ont déclenché dans l’histoire de l’art.
En guise d’entracte, Briac Corneillon et Tony McPharell donneront des leçons de bowling dans le patio du MIRB, aménagé à cet effet. Un mini championnat ouvert à tous aura lieu en soirée, à l’issue de la conférence.
Partie 3 : 3èmes parties (la belle)
Le journal officiel n°3 est téléchargeable • ici •
C’est un A3 recto/verso que vous devez plier en 4.